Les Enragés d’Aurillac

26 mai, 2008

L’anti-art comme arme révolutionnaire…

Classé sous A vous de voir... — lesenrages @ 14:24

Constat tragique : l’art s’est laissé apprivoiser, domestiquer… disons-le embourgeoiser. L’art n’est plus… sinon un art institutionnalisé, un art envoûté, contaminé, corrompu par l’idéologie dominante. Cet art réifié, nous le vomissons.

Nous, Les Enragés d’Aurillac, prônons l’art de propagande, l’anti-art, l’art véritable, l’art d’être au monde. L’anti-art palpite de vitalité, d’énergie et de vérité. Il n’est pas raide, figé, rigide comme peut l’être l’art institutionnalisé. Et pour cause : c’est nous qui faisons de l’art ce que nous voulons et non l’art qui fait de nous ce qu’il veut. En tant que libertaires révolutionnaires, nous revendiquons la liberté d’imagination et la liberté d’être soi !


Il n’y a rien de plus spontané, de plus imaginatif que l’esprit libre, non entravé d’un enfant. Nous désirons réinfantiliser les esprits formatés pour les rendre créatifs et créateurs. Permettre à qui le désire de retrouver la liberté d’imagination qu’il a concédée à son corps défendant à une société cannibale, tel est le vœu le plus cher des Enragés. Soyons tous des anti-artistes !

Les Enragés d’Aurrillac, groupe littéraire et artistique, libertaire et révolutionnaire, se veulent être, pour reprendre l’excellente formule d’André Breton, « cette toute petite passerelle au-dessus de l’abîme ». Libérer l’homme de sa carapace étouffante, lui permettre à nouveau de communier avec lui-même, les autres, le monde et le cosmos nécessite de redonner à l’imagination, force créatrice archaïque, toute sa puissance. Faire jaillir l’intériorité profonde pour faire exploser l’extériorité chosifiée, voilà la mission politique du groupe Les Enragés. Seule l’imagination en fête redonnera un véritable sens à l’existence de l’homme aliéné… et donc à son « art ».

Nous sommes des irrespectueux génétiques ! La violence artistique des Enragés d’Aurillac, ou « effet coup de poing dans la gueule », est notre stratégie pour réveiller les consciences opiumisées et faire réagir leurs propriétaires anesthésiés, les délivrant ainsi d’une haine intérieure mortifère. Notre violence est utopique. Notre violence est constructive. Elle est ouverte sur un avenir. Faire notre révolution, c’est déjà faire la Révolution.

Parmi les techniques de forage de la cuirasse humaine destinées à permettre à homo normalis de reprendre contact avec son Moi profond, son Moi authentique, le commentaire critique décalé. Ce jeu pédagogique consiste à interpréter par une pensée politique percutante l’œuvre d’un anti-artiste consentant. L’objectif de cet exercice ludique étant d’interpeller, voire de malmener le « violeur d’intimité » (l’amateur d’art), de l’amener à réagir, à s’interroger pour l’entraîner sur le chemin de l’émancipation. Le commentaire critique décalé est l’œuvre de sauvageons : il rend l’art opérationnel.

0092.jpg

Laisser un commentaire

EUROPAC PAPETERIE DE ROUEN |
DES IDEES ET DES REVES Nord |
cceta |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Libéral et européen !
| LES MESSAGERS DU RDR
| LIVRY SUR SEINE